A mon tour de prendre le clavier pour vous donner un autre éclairage sur ce voyage en Polynésie. Attention, beaucoup de texte et pas d'image.
Côté voyage, nous avons eu raison d'en profiter tant que nous sommes en Californie. Déjà avec 3 vols (San Jose - Los Angeles - Papeete - Bora Bora) le voyage est assez long. Il faut être courageux pour faire les 30 heures de voyages depuis la France comme des gens que nous qvons rencontré. Celà dit, ils restaient sur place 1 mois...
Un mot sur Air Tahiti : un peu le bazard au check-in a LAX. Très lent, mais nous allions vite nous rendre compte que c'est le rythme Polynésien. Personnel très sympa, avion récent avec écran perso et repas corrects. Globalement mieux que ceque je connais d'Air France pour 1000 dollars de moins (pour nous 4)
Aussi c'était très pratique de partir de Tahiti le soir a 22h00, comme ça les enfants ont bien dormi dans l'avion et nous aussi.
Comme Charlotte le disait, nous avons été bien accueilli par la saison des pluies. Nous sommes spécialistes du climat tropical en saison humide puisque nous avions fait le même chose en Floride. Cela dit il est très rare que la pluie tombe une journée entière. Pas de chance sur nos deux premiers jours. Normalement il s'agit d'orages qui tombent fort et s'éloignent rapidement ce que nous avons connu sur la suite de notre séjour. Personnellement ça ne me dérange pas vraiment, c'est de la pluie chaude et rien l'occasion de se baigner en attendant que ça passe.
Morrea et Bora Bora sont vraiment magnifiques. Le lagon de Bora Bora, le plus beau du monde, vaut à lui seul le déplacement. Contrairement à d'autres endroits, les constructions sont bien intégrées dans le cadre naturel. Il y a une unique route, 16 km s'il vous plait. Peu d'Internet et pas de réseau data pour le Blackberry. Donc dépaysement et oubli du boulot garanti.
Attention à l'envers du décors!
Hors des hotels de luxe et de la jungle il y a la vie quotidienne des habitants. Et là on parle de chiens errants par milliers (8000 chiens sur Bora Bora pour 5000 habitants), chats errants et poulets errants. Des poubelles en décomposition sur le bord de la route. Des logements qui tiennent du bidonville avec carcasse de voitures, et de de chats crevés dans la cour. C'est aussi ça Bora Bora.
Après discussion avec les gens vivant sur place il semble que ça ne soit pas une question d'argent mais de mode de vie. Les locaux sont plutôt riches, propriétaires terriens ayant vendu aux hotels, planteurs de Cannabis et autres propriétaires de business touristique. Ils ne voient visiblement pas l'intérêt d'améliorer leur habitat, du moment qu'ils ont un bout de tôle au dessus de la tête. Ils préfèrent picoler et s'acheter des gros 4x4 Americains sur lesquels ils payent 89% de taxes avec par dessus un litre d'essence a 4 Euros.
De toutes façon il n'y à pas grand chose pour dépenser son argent à Bora Bora... Pour les expats c'est la déprime assurée, plusieurs nous ont fait part de la difficulté de vivre en Polynésie et de s'intégrer.
Du coup, si l'affaire vous tente, les hotels recrutent pratiquement en permanence. D'après ce qu'on nous a dit, les locaux ne sont pas vraiment branchés business (c'est une grosse généralisation, il y a des exceptions) énormément d'arrêts maladie , payés a 100% jusque 7 mois par an, rajoutez à ça l'alcoolisme et la drogue et on a un peu de mal à faire tourner un hotel correctement, surtout pour le clientèle Américaine habituée a un standard de service.
On a d'ailleurs surpris des petites frictions du style:
L'Américain arrive a 9h15 pour le petit dej et commande des oeufs. Et là on lui répond que c'est pas possible puisque le restaurant ferme a 9h30. Effectivement, en bon Français on sait qu'il faut arriver max vers 8h30. Car c'est à partir de cette heure qu'ils commencent à ne plus ravitailler le buffet.
Aussi le service est extrêmement long. Le temps total que tu passes au restaurant aux US, c'est a peu près le temps qu'il faut pour obtenir l'addition en Polynésie.
Et là, ça sert bien d'être Français. D'une part on est plus habitué à ce rythme, et d'autre part on a l'avantage de la langue. Certains Polynésiens ne faisant pas le moindre effort pour essayer de s'exprimer en Anglais ou même tenter de comprendre ce qu'on leur demande.
Alors parler le Français permet d'engager le dialogue et tout de suite des portes s'ouvrent. C'est comme ceux qui parlent Espagnol et qui ont de plus grosses portions à la cantine de San Jose ;-)
Une petite stat sur la fréquentation touristique :
1- Américains (en baisse)
2- Français (stable, mais sejours moins longs)
3- Italiens (stable)
4- Japonais (stable)
Conclusion : un très bel endroit à visiter de toute urgence pour oublier la ville et le travail. Pour ceux qui ne sont pas de fana de plage ou de sports nautiques, 6-8 jours sont suffisant. Bien que toutes les iles soient différentes, on n'a pas l'impression d'avoir manqué quelque chose en ne visitant que deux iles.
A+
JC